Zinedine Zidane au sommet du football mondial

Zinedine Zidane fut le dieu, le roi, le maître et l'homme de la situation, mais, il y aura toujours ce coup de tête

Un nom éblouissant pour un joueur phénoménal. Zinedine Zidane roule aussi bien sur la langue que ses crampons tournaient autour du ballon, roulette après roulette, pour produire ce mouvement baptisé en son honneur. Tout à propos de Zidane était fluide : son style élégant, les nombreuses récompenses, le grand nombre de trophées, etc.

Buteur lors d'une victoire en finale de Coupe du Monde, buteur lors d'une victoire en finale de Champions League (et quel but), Ballon d'or et lauréat au titre de meilleur joueur de l'année, il y avait des moments où la force de son jeu et sa personnalité seules amenaient son club et son pays de la médiocrité à la splendeur.

Il fut appelé dieu par Thierry Henry, le Maitre par Pelé, et le Roi par Michel Platini. On a presque l'impression que Jésus-Christ aurait été vexé de ne pas avoir aussi été un objet de comparaison avec ce talentueux joueur. Remarque, malgré tous ses nombreux exploits, Zidane n'a jamais joué sur l'eau.

Mais il y aura toujours ce coup de tête de Zidane. Disons plutôt un coup de boule. Celui administré sur la poitrine de Marco Materazzi lors du dernier match du français en tant que professionnel. Cela s'est produit au cours des prolongations lors de la finale de la Coupe du Monde 2006 contre l'Italie. Zidane a toujours été l'homme des grands moments et des grandes occasions.

Il fut expulsé, après un rappel des officiels à la touche avec l'accès aux ralentis, et la France a perdu à la séance de tirs au but qui a suivie. Après avoir emmené presque à lui tout seul son équipe en finale, avec des buts en 16e de finale contre l'Espagne et en demi-finale contre le Portugal, Zidane, qui a ouvert le score lors de la finale de Berlin avec une panenka monstrueuse, a été filmé en train de passer devant le trophée en or, tête baissée, sur son chemin pour une douche prématurée et pour ne plus jamais jouer un ballon au sens professionnel.

Ignominie ? Oui, mais il y avait une once d'empathie dans son comportement déviant. Après des insultes sur sa mère et sa sœur, Zinedine Zidane a craqué et réagi d'une façon qui reflétait sa passion pour le jeu. La carte de la mère est une tactique qui peut faire perdre tous ses moyens à un adversaire. (Pour info, Materazzi a nié le fait que la provocation ait inclus des membres de la famille).